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Georges Canguilhem, transmission d'une pensée : des archives aux Œuvres complètes
jeudi 14 mars 2019

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Descriptif

Table ronde autour de l'édition des oeuvres de Georges Canguilhem dans le cadre des Jeudis de l'Histoire et Philosophie des Sciences.

Le Centre documentaire du CAPHÉS a le plaisir d'accueillir à l'ENS depuis plusieurs années l'équipe éditoriale qui s'est constituée autour de l'entreprise des Œuvres complètes de Georges Canguilhem. Après la publication de trois des six tomes, l'équipe du CAPHÉS souhaite réunir quelques anciens élèves de Georges Canguilhem et participants à l'entreprise éditoriale pour évoquer la question de la transmission : témoignages d'anciens élèves, travail des éditeurs de textes à partir des archives, ou comment les Œuvres complètes donnent à voir les « traces du métier » du professeur de philosophie qu'a tenu à être Georges Canguilhem.

Dans un courrier, Georges Canguilhem a répondu à l'invitation d'un colloque qui lui était consacré, cette phrase bien connue : « Il ne m'est pas possible, à mon âge, de faire autrement que j'ai toujours fait, c'est-à-dire de considérer mon œuvre comme autre chose que la trace de mon métier » (Georges Canguilhem, philosophe, historien des sciences, actes du colloque (6-7-8 décembre 1990), Paris, 1993, p. 324). Ses archives – conservées au CAPHÉS à l'École normale supérieure, l'école de ses années de formation – mieux que son œuvre publiée permettent d'appréhender ce métier de professeur de philosophie : Canguilhem, élève d'Alain, étudiant à la Sorbonne, a gardé les cours de ses maîtres ; Canguilhem, jeune enseignant, s'est lancé dans la rédaction de manuel, traités, ouvrage destinés à l'enseignement secondaire et supérieur. Dès ses débuts, Georges Canguilhem rédige avec énormément de soin et de précision ses cours et les conserve tout au long de sa vie, les classant, les réactualisant, constituant ainsi de très nombreux dossiers documentaires stratifiés et vivants. Il garde les notes prises lors des exposés de ses étudiants à l'occasion de ses séminaires, de même, le texte et les éléments de contexte des conférences qu'il a prononcées, les dossiers des colloques qu'il a organisés, ainsi que tout le matériau nécessaire à l'élaboration de son travail intellectuel.
Si Georges Canguilhem s'est exprimé sans équivoque sur son refus que soient éditées des œuvres posthumes, incluant dans son refus ses cours pourtant très rédigés, il n'en reste pas moins qu'il a fait en sorte de préparer ses archives pour une exploitation scientifique. Son souci de transmission est particulièrement perceptible à travers ses archives.

Intervenants:

Jean-François Braunstein, professeur de philosophie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Camille Limoges, chercheur émérite, Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie, Université du Québec à Montréal.
Claude Debru, professeur émérite de l’ENS, ancien directeur du Département de philosophie.
François Delaporte, professeur émérite, Université de Picardie Jules-Verne, Amiens.
Yves Schwartz, professeur émérite, Aix-Marseille Université.
Xavier Roth, maître de conférences, Université de Grenoble.
Modération : Mathias Girel, maître de conférences au Département de philosophie de l'ENS, directeur du Centre Cavaillès, USR République des Savoirs (CNRS-ENS-Collège de France), directeur de l’UMS 3610 Centre d'Archives en Philosophie, Histoire et Édition des Sciences (CAPHÉS, CNRS-ENS).

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Auteur(s)
Jean-François Braunstein
Université Paris 1 Panthéon - La Sorbonne
Professeur de philosophie

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Cursus :

Jean-François Braunstein est professeur de philosophie à l'Université de Paris I. Il poursuit actuellement des recherches sur l'histoire et la philosophie des sciences biologiques, médicales et humaines au XIXe siècle, ainsi que sur l'histoire de l'épistémologie française.

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Claude Debru
École normale supérieure
Professeur, membre de l'Académie des sciences

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Cursus :

Historien et philosophe des sciences de la vie et de la médecine, professeur à l’École normale supérieure, Claude Debru est membre de l’Académie des sciences.

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François Delaporte
Université de Picardie Jules-Verne
Professeur émérite en philosophie

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Cursus :

François Delaporte était un philosophe et épistémologue.

Après un cursus classique en philosophie à l'Université de Paris I-Sorbonne, François Delaporte soutient en 1976 son doctorat de troisième cycle en philosophie (histoire des sciences) avec une thèse intitulée Les Questions de la végétalité au XVIIIe siècle, préparée au Collège de France sous la direction de Michel Foucault. Boursier de la fondation Arthur Sachs, il passe une année au département d’histoire des sciences de l'Université d’Harvard, puis à l’Institut des recherches historiques de l’UNAM (Université nationale autonome de Mexico), comme professeur invité. Il obtient son diplôme d'habilitation à diriger des recherches (philosophie-histoire des sciences), qu'il présente sur travaux et soutient le 23 février 1993, à l'Université Paris VII-Denis-Diderot.

Il meurt le 28 mai 2019.

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Mathias Girel
Ecole normale supérieure
Maître de Conférences

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Cursus :

Mathias Girel est maître de conférences au département de philosophie de l’Ecole normale supérieure (Ulm) et membre du Centre international de recherches en philosophie, lettres, savoirs (CIRPHLES). Il a travaillé sur la tradition pragmatiste en philosophie, sur la notion de croyance. 

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Camille Limoges
Université du Québec à Montréal
Historien

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Cursus :

Camille Limoges est un historien des sciences et de la technologie.

Camille Limoges obtient une licence en philosophie à l’Université de Montréal en 1964, avant de compléter sa formation universitaire à l’Institut d’histoire des sciences et des techniques de la Sorbonne que dirige alors Georges Canguilhem. Il y obtient son doctorat en mai 1968 Sur la constitution du concept darwinien de sélection naturelle.
Sa carrière se joue d’abord à l’Université de Montréal, puis à l’Université Johns Hopkins où il exerce les fonctions de professeur d’histoire des sciences, et puis à nouveau à l’Université de Montréal où on lui confie la mise sur pied l'Institut d’histoire et de sociopolitique des sciences qu’il dirige de 1973 à 1977.
En 1980, Camille Limoges participe activement à la rédaction de l’énoncé de la première politique scientifique du Québec. L’année suivante, il entre dans l’administration publique comme conseiller scientifique puis secrétaire adjoint au Secrétariat à la science et à la technologie. Il prépare la naissance du premier ministère de la Science et de la Technologie, dont il devient sous-ministre de 1983 à 1987. À divers titres, il est au cœur de la plupart des grandes décisions en matière de politique scientifique pour les vingt années suivantes et marque ainsi profondément le Québec de la science et de l’innovation.
En 1987, il fonde le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) à l’Université du Québec à Montréal.
En 1997, il est nommé président du Conseil de la science et de la technologie, puis encore sous-ministre au ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie de 2000 à 2002.

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Xavier Roth
Université de Grenoble
Enseignant-chercheur

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Cursus :

Xavier Roth est enseignant-chercheur à l’Université de Grenoble.

Il a soutenu en 2010 sa thèse intitulée Georges Canguilhem et l'école française de l'activité : juger, agir, (1926-1939), qu’il a rédigé sous la direction de Mathieu Marion et Yves Schwartz à l’Université d’Aix-Marseille. Cette thèse a été publiée en 2013 chez Vrin sous le titre Georges Canguilhem et l'unité de l'expérience : juger et agir, 1926-1939, avec une préface de Claude Debru.
Ses travaux en épistémologie examinent dans quelle mesure une analyse logique des concepts mobilisés en éducation peut guider une démarche didactique. À ce titre, dans la lignée de Canguilhem, Peters et Scheffler, il s'intéresse particulièrement au concept de norme.

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Yves Schwartz
Université d'Aix-Marseille
Professeur émérite en philosophie

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Cursus :

Yves Schwartz est philosophe et professeur émérite à l'Institut d'ergologie de l'Université d'Aix-Marseille.

Enseignant chercheur émérite à la Faculté des arts, langues, lettres et sciences humaines de Aix-Marseille Université. Depuis 2017, il est membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie, succédant à François Dagognet.

Normalien de la promotion littéraire de 1963, il est reçu premier à l'agrégation de philosophie en 1967, devant un jury présidé par Georges Canguilhem. Celui-ci accepte de préfacer  sa thèse, Expérience et connaissance du travail, qui transpose sur le terrain de l'activité de travail les problématiques canguilhémiennes d'épistémologie de la médecine et de la biologie.
S'appuyant notamment sur les acquis de l'ergonomie de langue française, il a créé à l'Université de Provence au début des années 1980 un dispositif original d'Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail, devenu ensuite Institut d'Ergologie, destiné à approfondir la connaissance de l'agir industrieux en y associant les protagonistes de cette activité. Dans le champ des « ergo-disciplines », la démarche ergologique se distingue notamment par le rôle central qu'y joue la conceptualité canguilhémienne, et par les implications épistémologiques de celle-ci.

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Dernière mise à jour : 05/12/2019