« Pasolini, à corps perdu »
« Depuis l’enfance, dès mes premiers poèmes du Frioul, jusqu’à la dernière poésie que j’ai écrite, j’ai utilisé une expression de la poésie provençale : « Ab joy ». Le rossignol chante « ab joy » - de joie. Mais « joy » en provençal avait un sens particulier d’extase, d’euphorie, d’ivresse poétique. Cette expression est peut-être la clé de toute ma production… »
Pasolini l’enragé, entretien réalisé par Jean-André Fieschi, dans la collection « Cinéma de notre Temps », produit par Janine Bazin et André S. Labarthe, 1966.
Rencontre autour de Pier Paolo Pasolini (1922- 2 nov. 1975) dans le cadre des séances du Séminaire de l’Institut d’Etudes Critiques (IDEC) à l'occasion de la commémoration en 2025 des 50 ans de sa disparition.
Poète, romancier, scénariste, peintre, dramaturge, cinéaste et intellectuel subversif italien mondialement connu, il fut aussi un grand critique. Un critique politique, un critique de peinture, de cinéma, un théoricien du cinéma et de la langue, mais avant tout un critique littéraire. Le public français connaissait jusqu'à aujourd'hui ses textes de 1974-75, réunis dans Descriptions de descriptions. Sortent aujourd'hui ses Écrits sur la littérature italienne (1941-1974) dans la collection « Cahiers de l’Hôtel de Galliffet ».
Rencontre avec Andrea Agliozzo (Sorbonne Université), un des éditeurs scientifiques de l'ouvrage, entourés, pour l'ENS, d'Antoine De Baecque et Françoise Zamour et de plusieurs passeurs de la culture italienne en France, notamment des spécialistes et traducteurs de l'œuvre de Pasolini : Hervé Joubert-Laurencin (Université Paris Nanterre, IUF), René de Ceccatty (traducteur, écrivain), Paolo Grossi (Cahiers de l'Hôtel de Galliffet), Martin Rueff (Université de Genève), et Victor Markowski (acteur).
Voir aussi
|
Dernière mise à jour : 19/12/2025