« Pourquoi nous n’utilisons pas l’IA dans nos recherches en sociologie »
Dans cette séance du de l'atelier Digit_Hum « Les IA, Intelligences Augmentées pour les Sciences humaines et sociales », Gaëtan Flocco et Mélanie Guyonvarch (université Évry Paris-Saclay) évoquent les raisons pour lesquelles ils n'utilisent pas l'IA en sociologie. Discussion animée par Christophe Batardy (AOROC).
Ces dernières années et de manière fulgurante, l’IA s’est développée dans le champ universitaire, comme dans bien d’autres univers professionnels. De plus en plus de chercheurs ont désormais recours en sociologie à l’IA dans leurs travaux : traitements de corpus de textes volumineux, exploration de sources de données, synthèses et résumés de textes académiques, etc., – tout en peinant à réfréner l’usage qu’en font leurs étudiants dans leur cursus de formation. Que penser d’une telle évolution ? Peut-il y avoir un « bon usage » de cette technologie qui est souvent présentée comme un simple « outil » mis au service de l’efficacité et de la productivité académique ? Tout en interrogeant la pertinence de la notion d’outil pour des systèmes techniques hypercomplexes tels que l’IA, nous montrerons que l’idée d’un « bon et mauvais » usage d’une telle technologie est inappropriée. Nous terminerons par souligner que l’usage de l’IA dans la recherche inscrit celle-ci dans un monde aux contours problématiques.
À propos des ateliers Digit_Hum
Initiée en 2015 par trois ingénieurs à l’École normale supérieure et au départ de l’organisation d’une journée d’études annuelle, elle s’est depuis développée en compilant enquêtes et portraits, enregistrement vidéo et traces graphiques et avec la création de ressources à vocation documentaire ou pédagogique. Des contenus protéiformes qui rendent compte de l’évolution des humanités numériques au cours de cette dernière décennie et qui sont tous accessibles depuis son site internet. Actrice et témoin du déploiement de ces nouvelles pratiques, Digit_Hum n’a eu de cesse de les documenter et de les interroger en se situant à la charnière entre humanités et numérique.
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Dernière mise à jour : 08/01/2026