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Métamorphoses du spectateur artiste. Récit dysnarratif, récit transmédiatique, récit interactif
mardi 16 décembre 2025

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Descriptif

« Métamorphoses du spectateur artiste. Récit dysnarratif, récit transmédiatique, récit interactif »

Conférence de François Jost dans le cadre du Séminaire « Recherches contemporaines en narratologie » 2025-2026 - Séries télévisées : complexification des récits ».

Cet exposé s'inspire d'une partie du texte de présentation de ce séminaire : « On interrogera notamment l'héritage dans ces développements des expérimentations propres au récit littéraire d'un côté, et au cinéma de l'autre, en explorant la manière dont les séries reprennent et transforment des techniques narratives pré- ou post-modernes (mises en abyme, multiplication des points de vue, jeux sur la temporalité, brouillage entre fiction et métadiscours) et en inventent d'autres, propres cette fois aux nouveaux modes de diffusion et de circulation des récits. »

À l'instar de Jane Feuer, qui a soutenu que les séries de la Quality TV avaient des accointances avec le cinéma européen et, notamment, Fellini, Ingmar Bergman et Alain Resnais, François Jost part de rapprochements avec le cinéma « dysnarratif », en particulier avec des films de Robbe-Grillet, qui ont rendu nécessaire une « nouvelle sémiologie ». Celle-ci modifie la « granularité » de l'analyse, ne prenant plus le plan comme unité minimale mais les paramètres audiovisuels. Il ne s'agit pas de faire une généalogie mais de montrer comment certains procédés du cinéma « dysnarratif » se trouvent dans des séries. Parmi les caractéristiques de ce cinéma qu'il définit, il y a notamment une place importante accordée aux détails, comme l'atteste l'analyse d'une série comme Breaking Bad. Dans un deuxième temps, François Jost aborde les séries avec une méthode d'inspiration pragmatique, qui prend en compte la diversité des lieux de production et de diffusion des fictions sérielles aujourd'hui aussi variés que les façons dont nous en prenons connaissance (télévision linéaire, DVD, plateformes). Aujourd'hui la transmédialité prolonge les récits sériels, construisant différents types d'interprétations, du « voir la série » à « vivre la série » en passant par la revendication d'une interactivité. Pour cerner ce type de récit, François Jost prends, pour finir, l'exemple de "Bandersnatch" adapté de la série Black Mirror, qui fait de son « usager » un interprète, au sens musical du terme.

Auteur(s)
François Jost
Sorbonne Nouvelle Paris III
Sémiologue

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Cursus :

François Jost est professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle Paris III, où il a créé le Centre d’études sur l’image et le son médiatiques (CEISME). Spécialiste de l’image, il a écrit ou dirigé plus d’une trentaine de livres sur le cinéma et la télévision et publié 150 articles. Il a contribué, ces dernières années, à développer en France les études théoriques sur la télévision, par la direction de numéros de revue, de colloques (Penser la télévision), la publication de livres, un blog (comprendrelatele.blog.lemonde.fr) et par de nombreuses interventions publiques. Directeur de la revue Télévision, première revue francophone scientifique sur ce média publiée par CNRS éditions, il dirige également la collection « À suivre » consacrée aux séries télévisées chez Atlande.

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Dernière mise à jour : 15/01/2026